Une Histoire Belle Iloise

La Belle Iloise est la réplique d’un bateau de pêche à la sardine lancé en 1898. Ce bateau, le Saint-Nicolas, est représenté par une très belle maquette au 1/20è. Cet ex-voto se trouve dans l’église de Sauzon, le port d’attache du Saint Nicolas. Les qualités et la précision des détails ont permis de réaliser une reconstitution quasiment parfaite.

Ce genre de bateau pratiquait la pêche à la sardine en été. Cette pêche se faisait à partir d’annexes, qui mouillaient et relevaient les filets maillant et dérivants. Les rôles du sloop étaient de transporter les marins et le matériel sur les lieux de pêche, puis de rapporter les poissons au port et, évidemment, de remorquer les annexes. En dehors de la saison de pêche à la sardine, le bateau pratiquait surtout la pêche aux casiers.

Yachting Club Belle-Isle galerie

Le chantier a eu lieu de 1991 à 1992 et a été dirigé par Hervé Pacalet, charpentier de marine à Saint Quai-Portrieux, originaire de Sauzon. Le bateau a été géré par l’association Er C’hastellic, qui l’a fait construire,  jusqu’au 13 octobre 2016 date à laquelle le Yacht Club de Belle-Isle-en-Mer en est devenu propriétaire pour entreprendre sa restauration. Le bateau représentera Belle Isle lors des rassemblements de voiliers traditionnels.

L’YCBI en est devenue propriétaire après avoir fait procéder à une expertise par le Chantier du GUIP.

La restauration concerne trois postes principaux pour lesquels l’YCBI a d’ores et déjà fait établir des devis pour ces différents postes et l’estimation globale de cette restauration est la suivante :

Travaux sur pont, coque : 39 007,45 €
Les voiles : 9 017,50 €
Le moteur : 2 2236,92 €
Expertise : 977,40 €
Soit un total de : 71 239,27 €

Cet investissement ne peut, bien entendu se faire qu’avec la participation de tous ceux-particuliers, professionnels ou institutionnels qui voudront bien nous soutenir dans ce projet par le versement de dons.

La Belle-Iloise est inscrite, depuis quelques années, au Patrimoine Maritime et Fluvial comme Bateau d’Intérêt Patrimonial, en conséquences, la DIRECTION GÉNÉRALE des FINANCES PUBLIQUES, au regard des dispositions des articles 200 et 238 bis du code général des impôts, vient d’autoriser le « YCBI » à délivrer des reçus fiscaux pour les dons qui seront affectés à la restauration de «  La Belle Iloise »

La Belle-Iloise (BI 634)

Type : Cotre à corne ou sloop
Gréement : mât en 1 seule  partie (à pible) ;  une grand-voile à corne et un flèche (le flèche blanc, orné d’un triskell noir, permet facilement de reconnaître ce sloup) ; un foc, une trinquette.
Matériaux : coque  en bois (coque en chêne) ; mât  en bois (douglas).
Date et lieu de lancement : 1992 à Belle-Ile.
Autres noms  : aucun.
Utilisation initiale :  réplique de bateau de pêche  (sardinier)
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d’attache connu : Belle-Île en mer.
Dernière utilisation connue : Voilier de promenade associatif.
Signification du nom : La Belle Iloise  est, bien sûr, une habitante de Belle-Île, ou une embarcation qui y a son port d’attache. C’est aussi une conserverie réputée de Quiberon, qui travaille surtout la sardine. Er C’hastellig, le nom de l’association, vient d’un sémaphore ruiné de la côte ouest de l’île.

Longueur hors-tout :  13 m
Longueur de la coque : 8,5 m
Longueur à la flottaison :  7 m
Largeur maximale : 3 m
Tirant d’eau maximal : 1,4 m
Tirant d’air :  9,5 m
Déplacement :  7 t.
Surface maxi de voilure : 70 m²

État : récent, bien entretenu
Avant : étrave verticale ; bout-dehors.
Arrière : à tableau : barre franche.
Coque : bleu foncé, ligne blanche. Immatriculation à l’avant : BI 634
(BI pour Belle-Île, qui était autrefois un quartier maritime. aujourd’hui, les bateaux belle-Ilois sont immatriculés à Auray, soit Ay).
Superstructures : bateau non ponté (pontages partiels à l’avant et à l’arrière).